Un traitement à l'iode radioactif 131 vu de l'intérieur avec une caméra miniaturisée intra-corporelle et des vrais morceaux de crabe dedans!
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mercredi 10 août 2011
Michel Thyroïde
Je ne suis pas seul à faire dans l'humour thyroïdien ...
Je comprend mieux d'où peut venir mon cancer: saloperie de portable!
lundi 1 août 2011
Troisième rocher: le carcinome
Le lendemain, Chris m'annonce simplement et sans détour le diagnostic: "carcinome papillaire".
Normalement une cytoponction ne permet pas d'être aussi affirmatif mais là apparemment pas de suspense. Elle m'explique longuement et calmement que c'est, de tous les cancers thyroïdiens celui de meilleur pronostic, que l'on dispose de toute une palette de traitements à commencer par la chirurgie, complétée au besoin d'un traitement à base d'iode radioactif.
Elle m'explique enfin que l'on peut très bien vivre sans thyroïde à condition de prendre un traitement de substitution à vie très peu contraignant, un comprimé de lévothyrox tous les matins et un suivi régulier de certains paramètres sanguins permettent de vivre tout à fait normalement.
Toute une somme d'informations, qui me sont devenues très familières aujourd'hui mais qui sur le coup de l'annonce m'avaient un peu embrouillé l'esprit.
Je voudrais profiter de cet instant du récit pour renvoyer tous ceux qui sont en quête d'informations sur les maladies de la thyroïde et tous leur à-côtés vers le fantastique forum de discussion de l'association Vivre sans thyroïde. Une mine d'information et des personnes (spéciale dédicace à Béate la présidente) toujours promptes à vous répondre et vous faire part de leurs expériences.
Dès l'instant que le diagnostic est posé, il n'y a plus de questions à se poser, il faut faire ce qu'il y a à faire et avancer. Chris m'a donc dégoté un chirurgien, Alex avec lequel nous avons fixé une date d'intervention: le 29 avril 2011.
La première fois que j'ai vu Alex et son allure d'étudiant binoclard dégingandé tout droit sorti d'une bande dessinée de Maëster, je me suis dit: waaoo il à l'air jeune! Il sait tenir un bistouri?
Assez loin de l'idée que je me faisais d'un chirurgien grisonnant censé être au sommet de son art à la cinquantaine et à qui je m'apprêtais à confier le soin de me découper la gorge les yeux fermés (forcément avec l'anesthésie...).
Mais dès qu'il a commencé à parler et à expliquer l'intervention avec sa voix grave et rassurante agrémentée de gestes courts et précis des mains, j'ai dit banco!
Alex m'a donc pratiqué une thyroïdectomie totale le vendredi 29 avril au matin à la Clinique Belledonne.
En fait l'opération se déroule sous anesthésie générale et se réalise en deux temps, le chirurgien enlève le lobe gauche (celui contenant le nodule) et là attend que l'anapath confirme le diagnostic:
le chirurgien poursuit alors l'opération en retirant le lobe droit et en réalisant un "curage ganglionnaire" qui consiste à retirer préventivement les ganglions lymphatiques du cou pour éviter une dissémination du cancer.
Les complications les plus fréquentes bien que rares de la chirurgie thyroïdienne concernent une altération passagère ou définitive des cordes vocales qui se trouvent à proximité. Dans mon cas, rien de tel: dès le lendemain je gazouillais de nouveau comme un pinson.
J'avais juste hérité d'une seconde mâchoire composée d’agrafes métalliques du plus bel effet au travers de la gorge. Un truc comme ça (désolé je n'ai pas la mienne sous la main).
Retour à la maison dès le dimanche et une petite semaine de convalescence avant de reprendre le boulot.
Trois mois plus tard la cicatrice est presque indécelable (et là c'est vraiment la mienne):
Bien joué Alex doigts de fée !
Normalement une cytoponction ne permet pas d'être aussi affirmatif mais là apparemment pas de suspense. Elle m'explique longuement et calmement que c'est, de tous les cancers thyroïdiens celui de meilleur pronostic, que l'on dispose de toute une palette de traitements à commencer par la chirurgie, complétée au besoin d'un traitement à base d'iode radioactif.
Elle m'explique enfin que l'on peut très bien vivre sans thyroïde à condition de prendre un traitement de substitution à vie très peu contraignant, un comprimé de lévothyrox tous les matins et un suivi régulier de certains paramètres sanguins permettent de vivre tout à fait normalement.
Toute une somme d'informations, qui me sont devenues très familières aujourd'hui mais qui sur le coup de l'annonce m'avaient un peu embrouillé l'esprit.
Je voudrais profiter de cet instant du récit pour renvoyer tous ceux qui sont en quête d'informations sur les maladies de la thyroïde et tous leur à-côtés vers le fantastique forum de discussion de l'association Vivre sans thyroïde. Une mine d'information et des personnes (spéciale dédicace à Béate la présidente) toujours promptes à vous répondre et vous faire part de leurs expériences.
Dès l'instant que le diagnostic est posé, il n'y a plus de questions à se poser, il faut faire ce qu'il y a à faire et avancer. Chris m'a donc dégoté un chirurgien, Alex avec lequel nous avons fixé une date d'intervention: le 29 avril 2011.
La première fois que j'ai vu Alex et son allure d'étudiant binoclard dégingandé tout droit sorti d'une bande dessinée de Maëster, je me suis dit: waaoo il à l'air jeune! Il sait tenir un bistouri?
Assez loin de l'idée que je me faisais d'un chirurgien grisonnant censé être au sommet de son art à la cinquantaine et à qui je m'apprêtais à confier le soin de me découper la gorge les yeux fermés (forcément avec l'anesthésie...).
Mais dès qu'il a commencé à parler et à expliquer l'intervention avec sa voix grave et rassurante agrémentée de gestes courts et précis des mains, j'ai dit banco!
Alex m'a donc pratiqué une thyroïdectomie totale le vendredi 29 avril au matin à la Clinique Belledonne.
En fait l'opération se déroule sous anesthésie générale et se réalise en deux temps, le chirurgien enlève le lobe gauche (celui contenant le nodule) et là attend que l'anapath confirme le diagnostic:
c'est vraiment du crabe ou juste du surimi?
le chirurgien poursuit alors l'opération en retirant le lobe droit et en réalisant un "curage ganglionnaire" qui consiste à retirer préventivement les ganglions lymphatiques du cou pour éviter une dissémination du cancer.
Les complications les plus fréquentes bien que rares de la chirurgie thyroïdienne concernent une altération passagère ou définitive des cordes vocales qui se trouvent à proximité. Dans mon cas, rien de tel: dès le lendemain je gazouillais de nouveau comme un pinson.
J'avais juste hérité d'une seconde mâchoire composée d’agrafes métalliques du plus bel effet au travers de la gorge. Un truc comme ça (désolé je n'ai pas la mienne sous la main).
Retour à la maison dès le dimanche et une petite semaine de convalescence avant de reprendre le boulot.
Trois mois plus tard la cicatrice est presque indécelable (et là c'est vraiment la mienne):
Bien joué Alex doigts de fée !
samedi 30 juillet 2011
Pourquoi ce titre?
Parce qu'il résume parfaitement la raison pour laquelle je dois rester en isolement sur mon île hospitalière pendant ces 5 jours...
Et aussi parce que ça fait un peu recette de cuisine et que j'adore cuisiner, c'est parmi les activités que je pratique, celle qui allie au mieux structuration et créativité et en plus elle a le don de me détendre...
Juste en passant une recette de miettes de crabe à la coriandre et aux poivrons qui à l'air sympa

Au menu, du crabe donc!
Mon crabe à moi c'est pas du gros tourteau, le genre qui vous pince les fesses ou les doigts de pieds toute la journée et vous pourrit la vie.
Non, le mien est plutôt du genre petit, discret et asymptomatique, à se planquer bien au chaud dans une moule ou sous un rocher, tapi dans l'ombre à l'abri de la coquille protectrice de ma glande thyroïde dont il faisait sa friandise patiemment, symbiotiquement depuis sans doute pas mal de temps.
Donc pour le débusquer il a fallu soulever pas mal de rochers...
(*) Ne cherchez pas désespérément dans Google Maps, les noms de lieux et de personnes ont été volontairement modifiés...
Et aussi parce que ça fait un peu recette de cuisine et que j'adore cuisiner, c'est parmi les activités que je pratique, celle qui allie au mieux structuration et créativité et en plus elle a le don de me détendre...
Juste en passant une recette de miettes de crabe à la coriandre et aux poivrons qui à l'air sympa

Au menu, du crabe donc!
Le mien a un joli nom qu'on dirait tout droit sorti d'un manuel de botanique: carcinome papillaire ça fait penser à une anémone pulsatille (un petit clin d'oeil à ma mère Marisa* -botaniste amatrice- qui appréciera la référence!) une petite fleur inoffensive qui pousse dans les prairies alpines autour de la maison. Pour ceux qui ne me connaissent pas, nous vivons à Saint Hubert du Coudray*, un petit village de montagne aux environs de Grenoble ...
Cancer : mot latin signifiant crabe...Ce nom aurait été donné par Hippocrate, parce que le cancer a des veines étendues de tous côtés, de même que le crabe a des pieds...
Mon crabe à moi c'est pas du gros tourteau, le genre qui vous pince les fesses ou les doigts de pieds toute la journée et vous pourrit la vie.
Non, le mien est plutôt du genre petit, discret et asymptomatique, à se planquer bien au chaud dans une moule ou sous un rocher, tapi dans l'ombre à l'abri de la coquille protectrice de ma glande thyroïde dont il faisait sa friandise patiemment, symbiotiquement depuis sans doute pas mal de temps.
Donc pour le débusquer il a fallu soulever pas mal de rochers...
(*) Ne cherchez pas désespérément dans Google Maps, les noms de lieux et de personnes ont été volontairement modifiés...
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