C'est pas moi qui le dit ce sont les stats! Et les stats ça ne ment pas!
Il m'a suffit de mettre en ligne un post un peu sentimental sur la famille et vous avez tous fondus comme des glaçons de mojito au soleil de... (merde c'est où qu'il y a du soleil cette année déja?)
La chose est confirmée quand on regarde les posts les plus lus:
J'étais pas très chaud pour cet article: pas crédible! Ils vont tout de suite voir que c'est du flan... Mais vous avez mordu à l'hameçon avec vos petits mouchoirs!
Je vais dire à l'armée de nègres qui travaille pour moi de continuer dans cette veine là, même si ma virilité en prend un coup (je me fais traiter de bisounours par des anonymes à longueur de commentaires).
Mais bon, business is business: il faut vendre du click coûte que coûte surtout si vous avez du temps de cerveau disponible pour ça.
Autre angle d'attaque, l'angle géographique... Important si je veux exporter le concept de la litterature hospitalière "in the whole world".
On voit clairment des possibilités d'expansion en Europe, en Amérique du Nord et au Maghreb:
Si vous êtes dans ces contrées n'hésitez pas à me faire signe dans les commentaires car si certains pays ne sont pas une surprise pour moi: France, Espagne (vous savez), Grèce (je sais qui c'est), Suisse (là aussi), Allemagne (je me doute), mais pour certains (UK, USA, Canada, Maghreb) je n'ai aucune idée de qui là bas peut s'interresser un tant soit peu à ma petite existence.
Peut être un début de réponse avec la provenance du trafic, pas mal de monde a suivi le lien posté sur le forum "vivre sans thyroïde"
Mais bon c'est bien connu les stats ont leur fait dire n'importe quoi!
Un traitement à l'iode radioactif 131 vu de l'intérieur avec une caméra miniaturisée intra-corporelle et des vrais morceaux de crabe dedans!
jeudi 4 août 2011
L'angoisse de l'écran blanc
4ème jour décalqué sur le carbone du précédent (là encore une image du XXème siècle que les plus jeunes ne vont pas capter) et là, panne d'inspiration! Que vous raconter?
Comment remplir cet écran blanc, quel thème aborder pour maintenir à flot un tant soit peu l'intérêt de mes millions de lecteurs (si, si, j'ai les chiffres: je vous ferai un post centré là dessus un peu plus tard).
Comment se renouveler?
Vous avez tous sans doute vu ce film "Un jour sans fin" où l'hilarant Bill Murray est condamné à revivre le même jour à perpétuité ou presque.
Je vous raffraichis la mémoire:
Il passe par différentes phases psychologiques: incompréhension, colère, dépression, tentatives de suicide, euphorie, acceptation, jusqu'à trouver un équilibre qui lui permet de réaliser son rêve: séduire sa jolie collègue qui sera la clé lui permettant enfin de sortir de ce cauchemar.
A ma modeste échelle c'est un peu ce qui m'arrive: j'égraine une à une les perles d'un collier de 5 jours, rondes, lisses, blanches toutes identiques même si d'imperceptibles anfractuosités les distinguent.
J'essaie d'imaginer les patients hospitalisés des mois durants, ou même les gens incarcérés plusieurs années: comment font-ils pour tenir le coup?
J'imagine qu'ils doivent progressivement se réinventer un cycle vital rallongé, différent du cycle quotidien, qui leur permet de se projeter vers l'avenir par grands bonds plutôt que par sauts de puces comme nous le faisons nous.
Ils doivent aussi se mettre à vivre à l'envers, passer en mode compte-à-rebours, plus que 10 ans à tirer, plus que 3 mois à tenir, etc...
Ma deuxième réflexion du jour concerne la dépendance à un médicament ou à une substance en général.
Imaginez la scène, quand un hypothyroïdien croise un autre hypothyroïdien, qu'est-ce qu'ils se racontent:
Même si dans mon cas cela ne représente vraiment pas une contrainte forte: un minuscule cacheton à avaler avec le café au lait du matin, pas de soucis majeur si j'oublie de le prendre un ou deux jours d'affilée, pas d'effets secondaires notables jusqu'à présent, etc...
N'empêche que, la béquille chimique est là, discrète mais indispensable. Indispensable quand on voit dans quel état de zombitude on se retrouve après un sevrage forcé d'un mois.
On se dit qu'en cas qu'en cas de tsunami qui détruirait les chaînes de fabrication des usines Merck, qu'en cas de naufrage sur une île déserte pendant plusieurs mois, on y survivrait pas...
Je peux vous l'annoncer, n'en déplaise à Defoe qui avait oublié de le préciser dans son prologue: avant de s'embarquer, Robinson Crusoe avait passé un contrôle technique vierge de tout défaut nécessitant contre-visite et en particulier il disposait d'une thyroïde en parfait état de marche.
Mais bon je sors quand même Vendredi :-)
Bon, finalement l'écran ne sera pas resté blanc, j'attends vos commentaires avec impatience...
Comment remplir cet écran blanc, quel thème aborder pour maintenir à flot un tant soit peu l'intérêt de mes millions de lecteurs (si, si, j'ai les chiffres: je vous ferai un post centré là dessus un peu plus tard).
Comment se renouveler?
Vous avez tous sans doute vu ce film "Un jour sans fin" où l'hilarant Bill Murray est condamné à revivre le même jour à perpétuité ou presque.
Je vous raffraichis la mémoire:
Il passe par différentes phases psychologiques: incompréhension, colère, dépression, tentatives de suicide, euphorie, acceptation, jusqu'à trouver un équilibre qui lui permet de réaliser son rêve: séduire sa jolie collègue qui sera la clé lui permettant enfin de sortir de ce cauchemar.
A ma modeste échelle c'est un peu ce qui m'arrive: j'égraine une à une les perles d'un collier de 5 jours, rondes, lisses, blanches toutes identiques même si d'imperceptibles anfractuosités les distinguent.
J'essaie d'imaginer les patients hospitalisés des mois durants, ou même les gens incarcérés plusieurs années: comment font-ils pour tenir le coup?
J'imagine qu'ils doivent progressivement se réinventer un cycle vital rallongé, différent du cycle quotidien, qui leur permet de se projeter vers l'avenir par grands bonds plutôt que par sauts de puces comme nous le faisons nous.
Ils doivent aussi se mettre à vivre à l'envers, passer en mode compte-à-rebours, plus que 10 ans à tirer, plus que 3 mois à tenir, etc...
Ma deuxième réflexion du jour concerne la dépendance à un médicament ou à une substance en général.
Imaginez la scène, quand un hypothyroïdien croise un autre hypothyroïdien, qu'est-ce qu'ils se racontent:
"T'es sous levothyrox?J'imagine que les diabétiques ont le même genre de rituel avec l'insuline, et plus généralement les personnes affectées d'une pathologie qui requiert un traitement à vie avec une substance donnée.
- Oui
- T'es dosé à combien?
- 125 microgrammes et toi?
- Moi j'étais à 100 mais mon endocrino m'a redescendu à 80 parce que ça me donnait des palpitations."
Même si dans mon cas cela ne représente vraiment pas une contrainte forte: un minuscule cacheton à avaler avec le café au lait du matin, pas de soucis majeur si j'oublie de le prendre un ou deux jours d'affilée, pas d'effets secondaires notables jusqu'à présent, etc...
N'empêche que, la béquille chimique est là, discrète mais indispensable. Indispensable quand on voit dans quel état de zombitude on se retrouve après un sevrage forcé d'un mois.
On se dit qu'en cas qu'en cas de tsunami qui détruirait les chaînes de fabrication des usines Merck, qu'en cas de naufrage sur une île déserte pendant plusieurs mois, on y survivrait pas...
Je peux vous l'annoncer, n'en déplaise à Defoe qui avait oublié de le préciser dans son prologue: avant de s'embarquer, Robinson Crusoe avait passé un contrôle technique vierge de tout défaut nécessitant contre-visite et en particulier il disposait d'une thyroïde en parfait état de marche.
Je ne serai jamais Robinson Crusoe!
JE SUIS LEVO-DEPENDANT!
Bon, finalement l'écran ne sera pas resté blanc, j'attends vos commentaires avec impatience...
Quatrième jour de traitement: le repas de midi
Ca y est, ils ont dû découvrir la supercherie. J'ai beau me planquer derrière le paravent plombé, ils se sont rendus compte que j'étais gras comme une huître et ils m'ont mis au régime!
Pourtant à la lecture du menu, il y avait matière à espérer:
Mais j'ai vite déchanté en jetant un coup d'oeil au plateau:
Pourtant à la lecture du menu, il y avait matière à espérer:
Mais j'ai vite déchanté en jetant un coup d'oeil au plateau:
- salade verte
- carottes vapeur
- fromage blanc 20%
Et puis surtout: Paella. Je me marre! Pas à moi!
Un morceau de poulet, 2 moules et 2 crevettes = paella!
Pas un grain de riz!
Mon ami Mario qui va m'en faire une géante à la fin du mois pour fêter mes 45 ans vous le dirait mieux que moi.
A Valence, le berceau historique du plat, une paella on appelle ça "un riz", "un arròs" en valencien.
Le riz c'est l'ingrédient de base! Après, on lui rajoute un peu ce qu'on veut, du lapin plutôt que du poulet, des fruits de mer (quand on est riche) et des légumes (ceux de saison qu'on a sous la main: fèves, artichauts, haricots, etc...). Chez Garbit ils y mettent aussi des tranches de chorizo pour faire plus espagnol, mais là encore, Lola vous dirait que c'est un scandale.
Mais appeler paella un bout de poulet-moule-crevette c'est le combe du ridicule et du non-sens. Ce serait comme appeler "raviolis à la bolognaise" un plat de viande hachée sauce tomate ou "couscous garni" un pot-au-feu-merguez sans semoule.
Bon, signe du destin, il n'y avait pas de mini-crabe dans les moules: joli clin d'oeil tout de même!
Mon ami Mario qui va m'en faire une géante à la fin du mois pour fêter mes 45 ans vous le dirait mieux que moi.
A Valence, le berceau historique du plat, une paella on appelle ça "un riz", "un arròs" en valencien.
Le riz c'est l'ingrédient de base! Après, on lui rajoute un peu ce qu'on veut, du lapin plutôt que du poulet, des fruits de mer (quand on est riche) et des légumes (ceux de saison qu'on a sous la main: fèves, artichauts, haricots, etc...). Chez Garbit ils y mettent aussi des tranches de chorizo pour faire plus espagnol, mais là encore, Lola vous dirait que c'est un scandale.
Mais appeler paella un bout de poulet-moule-crevette c'est le combe du ridicule et du non-sens. Ce serait comme appeler "raviolis à la bolognaise" un plat de viande hachée sauce tomate ou "couscous garni" un pot-au-feu-merguez sans semoule.
Bon, signe du destin, il n'y avait pas de mini-crabe dans les moules: joli clin d'oeil tout de même!
Quatrième jour de traitement: le petit déj
Plus d'internet ce matin, mon code wifi a expiré. Il était valable 3 jours et j'ai demandé à l'infirmière de le renouveler mais ça a pris quelques heures.
La pauvre, elle ne pense décidément pas aux conséquences de son manque de célérité: aux millions de lecteurs accros de ce blog qui meurent d'impatience de pouvoir contempler la photo de mon petit déjeuner de ce matin. Elle met des bâtons dans les roues à la nouvelle étoile montante de la littérature hospitalière. C'est un nouveau genre auquel je compte bien donner ses lettres de noblesse juste à côté de ses cousins: la littérature de gare, la littérature de salle d'attente et la littérature de boucherie-charcuterie-traiteur, cette dernière étant assez confidentielle pour le moment je vous l'accorde.
Bon, allez j'arrête de vous torturer, je vous donne votre shoot du matin = la photo
Sinon, JC vient de passer, en retard lui aussi pour le relevage des compteurs. L'aiguille a décollé mollement et s'est finalement bloquée hésitante entre le 2 et le 3.
Comme me l'a demandé mon pote argentin Dan hier soir au téléphone, j'ai interrogé JC sur les unités de radioactivité.
Dan travaille dans la recherche et voudrait être sûr que je ne mélange pas les millis et les micros, les curies et les becquerels. Pour un chercheur argentin ce serait presque aussi grave que de confondre le Tango avec une vulgaire valse musette!
Donc, Dan, spécialement pour toi:
JC m'a administré une dose de 100 mCI (millicuries) en début de traitement, donc bien une "dose de cheval"/"una dosis de caballo".
Depuis, il mesure mon "débit de dose" en mSv/h (millisievert par heure), 30 puis 20 puis 10 puis 2-3 ce matin.
JC a laissé plané le doute sur les examens de sortie cet après-midi... ou pas...
2-3 millisiervert/h
La pauvre, elle ne pense décidément pas aux conséquences de son manque de célérité: aux millions de lecteurs accros de ce blog qui meurent d'impatience de pouvoir contempler la photo de mon petit déjeuner de ce matin. Elle met des bâtons dans les roues à la nouvelle étoile montante de la littérature hospitalière. C'est un nouveau genre auquel je compte bien donner ses lettres de noblesse juste à côté de ses cousins: la littérature de gare, la littérature de salle d'attente et la littérature de boucherie-charcuterie-traiteur, cette dernière étant assez confidentielle pour le moment je vous l'accorde.
Bon, allez j'arrête de vous torturer, je vous donne votre shoot du matin = la photo
Sinon, JC vient de passer, en retard lui aussi pour le relevage des compteurs. L'aiguille a décollé mollement et s'est finalement bloquée hésitante entre le 2 et le 3.
Comme me l'a demandé mon pote argentin Dan hier soir au téléphone, j'ai interrogé JC sur les unités de radioactivité.
Dan travaille dans la recherche et voudrait être sûr que je ne mélange pas les millis et les micros, les curies et les becquerels. Pour un chercheur argentin ce serait presque aussi grave que de confondre le Tango avec une vulgaire valse musette!
Donc, Dan, spécialement pour toi:
JC m'a administré une dose de 100 mCI (millicuries) en début de traitement, donc bien une "dose de cheval"/"una dosis de caballo".
Depuis, il mesure mon "débit de dose" en mSv/h (millisievert par heure), 30 puis 20 puis 10 puis 2-3 ce matin.
JC a laissé plané le doute sur les examens de sortie cet après-midi... ou pas...
2-3 millisiervert/h
mercredi 3 août 2011
Troisième jour de traitement: le repas du soir
Vous savez quoi, je crois que c'est effectivement une tentative de manipulation mentale mais... j'ai presque trouvé ça bon! Ils doivent mettre un truc anesthésiant du goût dans la flotte...
- Potage maison
- Épinards béchamel
- Oeufs durs sauce Aurore
- Fromage aux fines herbes
- Crème caramel
- Pruneaux au sirop
Le véritable elixir: la famille
Au risque de sombrer dans la mièvrerie, n'empêche que...
Quand le bidule-aux-longues-pinces vous tombe dessus à l'improviste et même quand cela se passe plutôt bien comme pour moi jusqu'à présent il y a un truc infime qui change dans votre façon d'envisager la vie.
Une micro-coupure qui vous reprogramme les circuits, un déplacement infime de l'angle du téléscope qui vous fait voir le cosmos d'une autre façon.
Bref, vous n'envisagez plus complètement la vie de la même manière, les choses vraiment importantes apparaissent dans toute leur triviale évidence: la santé qui permet tout et la famille qui justifie tout.
Tout le reste subsiste aussi mais n'est pas/plus essentiel et ne fait qu'en découler.
La santé, tout ce blog tourne un peu autour comme une chèvre autour de son piquet. Je n'y reviendrai donc pas.
La famille, pas facile pour moi de l'évoquer car je suis un grand pudique (je sais c'est assez contradictoire avec le fait de m'exposer publiquement dans ce blog depuis 3 jours). Mais bon, des gens qui comptent et qui comptent sur vous. Des enfants à accompagner sur le long chemin de la vie. Une évidence quoi.
D'abord ya ma p'tite femme, Lola: l'épithète est avant tout affectif mais ceux qui la connaissent savent que qu'il est aussi à prendre au sens premier :-)
Que dire? L'eau (quoique uniquement dans sa forme solide), la terre, le feu. Un petit bout de terre brûlante de la méditerranée catalane transposé de force dans les montagnes enneigées de Chartreuse.
Qu'importe les doutes et les angoisses, certaines personnes ont le talent inné des sentiments. Par son alchimie elle a su transmuter le matériau brut de ma vie en métal précieux...
Mais bon, il faut quand même se farcir ses sautes d'humeur par temps de neige :-)
Ensuite mes deux filles, aussi belles que leur mère (cette partie du code génétique il valait mieux qu'elles le prennent de ce côté là).
Lina d'abord, de l'or en barre. Ordonnée, travailleuse, volontaire parfois un peu trop jusqu'à l'obstination. Un sourire d'ange (t'inquiète l'appareil ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir). Une merveille / una maravilla
Angela ensuite, une pépite, un diamant brut. Bordélique, dilettante (pour ne pas dire fainéante) mais douée. Un soupçon de timidité compensé par un brin d'insolence (parfois pas qu'un brin!). Des yeux à s'y noyer. Une étoile filante / una estrella fugaz
Marisa et Pedro, mes parents.
Marisa est une espèce de roc planté bien droit dans la terre, un axe de référence autour duquel tourne la famille, elle tient ça de son père, un chêne qui a frolé les 100 ans.
Amoureuse des choses bien faites, elle a aligné tant de chiffres durant sa vie professionnelle qu'elle en a gardé cette minutie et ce soucis du détail dans toute chose.
Juste un truc, prévoyez toujours une bouteille de vin, en fille et épouse de vigneron elle a l'eau en horreur!
Pedro est plutôt dans la fantaisie, le chien fou qui tourne autour du roc sans trop s'en éloigner (ça fait 50 ans que ça dure). L'ouvrier devenu sculpteur, choriste, comédien et accessoirement vigneron retraité qui ne boit plus que de l'eau (mais contraint et forcé!).
Ada, ma grande soeur, le crabe elle connaît : elle est de la partie. Elle étudie le crabe auvergnat à l'institut JP de Montclair. La bestiole n'a aucun secret pour elle: le Petit Cendré du Pariou, le Grand Tourteau du Puy ou l'Araignée à Longues Pattes spécialement adaptée pour se mouvoir dans les champs de pouzzolane. Et quand elle en tient un il passe un mauvais quart d'heure car quand elle a une idée en tête elle ne la lâche pas (Ada ou l'Ardeur a écrit Nabokov). Donc quand elle a su qu'on avait un crabe à la maison elle a remué ciel et terre pour nous aider à m'en débarrasser.
Patricia, ma p'tite soeur, ma jumelle+3. Elle signe "La Parentaise" dans ce blog mais comme signe de ponctuation j'aurais plutôt choisi l'{Accolade}!
En auvergne elle aussi mais elle ne s'occupe pas des mêmes bestioles, elle fait dans l'agneau égaré, bergère judiciaire en quelque sorte, chargée de ramener dans le droit chemin les gamins à problèmes. Pas facile comme job surtout que nos gouvernants sont en train de démanteler ce service public: soutenez-les ils le méritent!
Tous les autres aussi évidemment, proches, amis, connaissances, collègues: merci à tous pour vos petites marques de soutien.
Tout ça compte beaucoup.
Et je vais arrêter là parce qu'à la relecture, tout cet étalage va finir par me mettre mal à l'aise et briser ma réputation de GROS DUR.
Quand le bidule-aux-longues-pinces vous tombe dessus à l'improviste et même quand cela se passe plutôt bien comme pour moi jusqu'à présent il y a un truc infime qui change dans votre façon d'envisager la vie.
Une micro-coupure qui vous reprogramme les circuits, un déplacement infime de l'angle du téléscope qui vous fait voir le cosmos d'une autre façon.
Bref, vous n'envisagez plus complètement la vie de la même manière, les choses vraiment importantes apparaissent dans toute leur triviale évidence: la santé qui permet tout et la famille qui justifie tout.
Tout le reste subsiste aussi mais n'est pas/plus essentiel et ne fait qu'en découler.
La santé, tout ce blog tourne un peu autour comme une chèvre autour de son piquet. Je n'y reviendrai donc pas.
La famille, pas facile pour moi de l'évoquer car je suis un grand pudique (je sais c'est assez contradictoire avec le fait de m'exposer publiquement dans ce blog depuis 3 jours). Mais bon, des gens qui comptent et qui comptent sur vous. Des enfants à accompagner sur le long chemin de la vie. Une évidence quoi.
D'abord ya ma p'tite femme, Lola: l'épithète est avant tout affectif mais ceux qui la connaissent savent que qu'il est aussi à prendre au sens premier :-)
Que dire? L'eau (quoique uniquement dans sa forme solide), la terre, le feu. Un petit bout de terre brûlante de la méditerranée catalane transposé de force dans les montagnes enneigées de Chartreuse.
Qu'importe les doutes et les angoisses, certaines personnes ont le talent inné des sentiments. Par son alchimie elle a su transmuter le matériau brut de ma vie en métal précieux...
Mais bon, il faut quand même se farcir ses sautes d'humeur par temps de neige :-)
Ensuite mes deux filles, aussi belles que leur mère (cette partie du code génétique il valait mieux qu'elles le prennent de ce côté là).
Lina d'abord, de l'or en barre. Ordonnée, travailleuse, volontaire parfois un peu trop jusqu'à l'obstination. Un sourire d'ange (t'inquiète l'appareil ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir). Une merveille / una maravilla
Angela ensuite, une pépite, un diamant brut. Bordélique, dilettante (pour ne pas dire fainéante) mais douée. Un soupçon de timidité compensé par un brin d'insolence (parfois pas qu'un brin!). Des yeux à s'y noyer. Une étoile filante / una estrella fugaz
Marisa et Pedro, mes parents.
Marisa est une espèce de roc planté bien droit dans la terre, un axe de référence autour duquel tourne la famille, elle tient ça de son père, un chêne qui a frolé les 100 ans.
Amoureuse des choses bien faites, elle a aligné tant de chiffres durant sa vie professionnelle qu'elle en a gardé cette minutie et ce soucis du détail dans toute chose.
Juste un truc, prévoyez toujours une bouteille de vin, en fille et épouse de vigneron elle a l'eau en horreur!
Pedro est plutôt dans la fantaisie, le chien fou qui tourne autour du roc sans trop s'en éloigner (ça fait 50 ans que ça dure). L'ouvrier devenu sculpteur, choriste, comédien et accessoirement vigneron retraité qui ne boit plus que de l'eau (mais contraint et forcé!).
Ada, ma grande soeur, le crabe elle connaît : elle est de la partie. Elle étudie le crabe auvergnat à l'institut JP de Montclair. La bestiole n'a aucun secret pour elle: le Petit Cendré du Pariou, le Grand Tourteau du Puy ou l'Araignée à Longues Pattes spécialement adaptée pour se mouvoir dans les champs de pouzzolane. Et quand elle en tient un il passe un mauvais quart d'heure car quand elle a une idée en tête elle ne la lâche pas (Ada ou l'Ardeur a écrit Nabokov). Donc quand elle a su qu'on avait un crabe à la maison elle a remué ciel et terre pour nous aider à m'en débarrasser.
Patricia, ma p'tite soeur, ma jumelle+3. Elle signe "La Parentaise" dans ce blog mais comme signe de ponctuation j'aurais plutôt choisi l'{Accolade}!
En auvergne elle aussi mais elle ne s'occupe pas des mêmes bestioles, elle fait dans l'agneau égaré, bergère judiciaire en quelque sorte, chargée de ramener dans le droit chemin les gamins à problèmes. Pas facile comme job surtout que nos gouvernants sont en train de démanteler ce service public: soutenez-les ils le méritent!
Tous les autres aussi évidemment, proches, amis, connaissances, collègues: merci à tous pour vos petites marques de soutien.
Tout ça compte beaucoup.
Et je vais arrêter là parce qu'à la relecture, tout cet étalage va finir par me mettre mal à l'aise et briser ma réputation de GROS DUR.
ALLEZ, JE REMETS LES GANTS!
Troisième jour de traitement: le repas de midi
Toujours pas la qualité, mais la quantité!
Comme me l'a fait remarqué l'infirmière derrière son tablier de plomb: "ils veulent vous gaver comme une oie":
Comme me l'a fait remarqué l'infirmière derrière son tablier de plomb: "ils veulent vous gaver comme une oie":
- Melon
- Boeuf rôti froid
- Courgettes tomates
- Gratin dauphinois
- Tome
- Prunes fraîches
- Compote pomme pruneau
- Yaourt fraise
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